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Crocheter du raphia : mon matériel incontournable

Raphias


Vivre au bord de la Méditerranée m’a fait redécouvrir ces fibres naturelles que l’on oublie trop souvent. Celles qui ont accompagné notre quotidien pendant des générations : les espadrilles que nous usions sans y penser, les paniers en osier que nos grands-mères emportaient au marché, ou encore ces sacs en raphia, témoins des longues soirées d’été et des souvenirs de vacances. Des matières simples, authentiques, indissociables d’un art de vivre ensoleillé.


Une fibre née de la nature

Le raphia provient du Raphia farinifera, un palmier dont les feuilles, une fois séchées et effilochées, se transforment en lanières souples et résistantes. Ce palmier, pousse principalement en Afrique et à Madagascar, où il est récolté de manière artisanale. Une fois extrait, le raphia est mis à sécher, puis parfois teinté dans des bains de pigments naturels ou synthétiques avant d’être enroulé en écheveaux ou en bobines.


Le crochet et le raphia : c'était pour moi une évidence

Sac en  raphia

Travailler le raphia au crochet est, à mon sens, une expérience inédite. Ce fil, d'une texture si singulière, continue de m'émouvoir après toutes ces années. Aujourd'hui, j'ai le désir de vous faire découvrir cette passion en vous révélant ses secrets. Pour commencer, voici le matériel indispensable à posséder pour apprivoiser cette fibre rustique.


Le matériel essentiel

1. Un crochet adapté

Le choix du crochet est primordial. Avec le raphia, mieux vaut opter pour un crochet en métal, de taille relativement large (entre 3 mm et 6 mm). Un crochet trop petit risquerait de fragiliser la fibre et de rendre le travail pénible. Un crochet trop grand peut, en fonction du projet, être inadapté. Si l'on souhaite crocheter un sac il faut selon moi un crochet petit pour assurer une stabilité à la base.


2. Des ciseaux bien aiguisés

Le raphia ne se coupe pas aussi nettement qu’un fil de coton ; une paire de ciseaux tranchants permet de sectionner proprement les fibres. En toute honnêteté, je n'utilise pas de ciseaux spécifique. Aucune raison selon moi de dépenser de l'argent dans cet accessoire.


3. Une aiguille à laine

Indispensable pour rentrer les fils en fin d’ouvrage, surtout lorsqu’on travaille des accessoires comme des sacs ou des chapeaux. Une aiguille à bout rond facilite la couture sans abîmer la fibre.


4. Des pinces ou des épingles

J'avais l'habitude d'utiliser des épingles à nourrice pour marquer chaque tour, un peu comme lorsqu'on tricote. Cependant, depuis quelque temps, j'ai opté pour une épingle à cheveux, car il n'est pas rare que l'épingle à nourrice se coince dans la maille (croyez-moi, vous ne voulez surtout pas que cela vous arrive).


5. Un peu de patience et de souplesse

Crocheter du raphia, c’est accepter une certaine résistance. La fibre ne glisse pas aussi facilement qu’un fil classique, elle se raidit parfois sous les doigts, elle demande à être apprivoisée. Loin de la régularité millimétrée des fils industriels, elle impose son rythme, sa texture, son authenticité. La complexité dépend également du point et de la taille du crochet. Avec l'expérience on s'y fait. Et si le fil casse, rien de grave!


  1. Un sac de voyage approprié

Ce que j'aime le plus dans ce loisir c'est qu'il voyage avec moi. C'est pourquoi je vous conseille de prendre un sac assez large qui se ferme (pour ne pas perdre les aiguilles et la bobine). Les poches intérieures sont aussi fortement appréciées.




  1. Quelle raphia choisir ?

Depuis mes débuts, j’ai eu l’opportunité d’expérimenter deux types de raphia : les fils de raphia à tailles irrégulières et les bobines de raphia. Chacun de ces matériaux présente des avantages uniques et permet d’aborder un projet de manière différente. J’apprécie particulièrement ces deux formes de fibres, car elles offrent des résultats très distincts tout en nécessitant des techniques de travail différentes.


Le raphia en fil, avec ses irrégularités, confère à un projet une texture brute et authentique, parfaite pour un rendu plus organique et imparfait. En revanche, le raphia en bobine produit un résultat plus net et plus consistant, idéal pour des créations qui nécessitent une finition soignée et structurée.

Je recommande le raphia en bobine pour des projets longs et précis, comme des sacs ou des chapeaux, où la régularité et la solidité sont essentielles. Quant au raphia en fil, il est parfait pour des créations plus rustiques et détendues, comme des dessous de verre, des dessous de plat ou même des sacs, apportant ainsi un côté artisanal et chaleureux à l’ouvrage.


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